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Ecology decrease : necessarly radical movements? Print E-mail

In face of the excess of the neoliberalism which  structured us,the need for innovative approaches solved and  rational appears as necessary. because tentation is strong to be posed as a destroyer of this same system.But even guided by the best intentions, radicalism cannot constitute a credible alternative.

 

By Pol Raguénès

 

Aujourd'hui de grandes dynamiques comme l'écologie et la décroissance luttent à bon escient pour tenter de corriger les excès que  nous constatons quotidiennement. Mais parfois, les tenants de ces courants de pensées vont trop loin. Inutile de chercher bien loin les attitudes extrémistes et contre productives.  

Quand du côté des écologistes, certains attaquent simultanément les énergies fossiles pour leurs émissions de CO2 et l’éolien pour ses « nuisances » sonores et visuelles, on reste dubitatif. Mettre sur un même plan la survie de la biodiversité et la quiétude des riverains, c’est osé. Au jour du choix cornélien entre énergies fossiles et nucléaire, le refuge dans la diatribe systématique est devenu impossible. Fantasmer l’arrêt immédiat de toutes formes de pollutions n’est plus un luxe, c’est une folie.  

Malheureusement, ce culte du « tout ou rien » ne se cantonne pas à la sphère écologique. On le retrouve par exemple dans certains discours liés à la belle idée de décroissance.    

On pouvait récemment lire dans un magazine consacré à la décroissance un article édifiant. Qui, en substance, nous exhortait à suivre l’exemple d’un couple parisien parti vivre de la culture des légumes et de la production de miel biologique en Alsace. Certes, la tentation est forte de croire que notre échappatoire est liée à notre capacité à adopter un mode de vie infiniment plus simple. Mais au final, soutenir que l’avenir de l’individu tient dans sa capacité à s’auto suffire est une non-réponse. Le meilleur exemple de l’impasse dans laquelle certains se fourvoient se trouve dans la soi-disant indépendance énergétique dudit couple. Qui n’utilisait que l’énergie générée par des panneaux solaires photovoltaïques fièrement brandis comme le garant de leur orthodoxie idéologique. Mais qu’adviendrait-il de ce couple exemplaire si tout le monde adoptait son mode de vie : si tous cultivaient des betteraves ou produisaient du miel à petite échelle, où trouverait-on des panneaux solaires ?  

Le concept de décroissance est heureusement bien plus pertinent qu’une diabolisation parfois excessive du consumérisme. Il suggère la modération de nos consommations, la considérant comme une évidence idéologique et comme une piste d’évolution pour notre société.   Restreindre l’utilisation des ressources et de leur consommation est une action tout à fait nécessaire, mais qui serait insuffisante au vu des dangers qui nous guettent.

C’est pourquoi il est urgent de développer des réponses technologiques nouvelles et adaptées, et de diffuser les techniques propres existantes le plus largement possible. Cette démarche est incontournable si l’on désire réellement limiter les effets néfastes de la croissance.   

Ainsi, la démarche de nos amis de Shake Your Planet nous paraît tout à fait appropriée. Pour que l’esprit d’initiative l’emporte sur les esprits engourdis, tous nos vœux de réussite accompagnent ceux qui œuvrent pour des solutions éclairées et réalistes.

   

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By: Christophe () on 13-11-2008

By: Christophe on 13-11-2008

S’il faut uniquement limiter l’exploitation des ressources et restreindre leur consommation cela signifie que celles-ci disparaitront puisque toutes les ressources naturelles sont potentiellement épuisables en fonction de l’intensité de l’utilisation de ressources renouvelable (Bois, Eau, Sol, Air, Biodiversité) et en fonction de l’origine des ressources non renouvelable (Les hydrocarbures mais aussi les minéraux tels que les métaux, l’uranium…). Que ferons-nous demain lorsque ces ressources seront alors inexistantes ?

 

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By: Pol () on 15-04-2008

By: Pol on 15-04-2008

A Eric: Si je devais "suggérer" quelque chose, ce serait en effet de rediriger les puissants vecteurs d'innovation des pans traditionnels de l'économie vers ce que tu appelles une croissance écologique. Mais un grand effort simultané de sobriété dans nos modes de consommation ne pourra pas être évité. Les ressources de la Terre sont limitées, et il faudra un jour ou l'autre apprendre à être satisfait de ce que nous avons. Et cette sobriété, comme le mentionne Daniel, doit certainement passer par la réglementation (la fiscalité??)... d'où l'importance du politique..

 

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By: Daniel Didon () on 25-03-2008

By: Daniel Didon on 25-03-2008

En matière automobile, il est urgent de faire baisser les consommations, ce qui ne sera possible que par une baisse spectaculaire des masses des voitures (elles ont sensiblement double depuis 40 ans). 
Moins lourdes et mieux profilées, on saurait faire des voitures à moins de 3l/100km, vecteurs d'innovations. 
Mais 100$ la baril de brut, et 1,50 euro le litre d'essence, ce n'est pas assez cher pour susciter la demande pour ce type de véhicule. 
A moins que la règlementation ne l'impose... en affrontant les lobbies, ou que la demande d'hydrocarbures n'en fasse exploser le prix...200$, 500$???

 

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By: Eric () on 18-03-2008

By: Eric on 18-03-2008

Donc tu suggère la croissance "écologique" basée sur l'innovation technologique et la restauration de ce qui a été détruit? 
belle article paul

 

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